Effectivement, le gouvernement envisage une nouvelle piste dans le dossier de la réforme de la fiscalité. Il s’agirait de relever les taxes sur les plus-values, ou plus précisément, d’augmenter les prélèvements sur les plus-values mobilières et immobilières, cela afin de compenser la suppression de l’impôt sur la fortune ou l’ISF.

Quelques détails sur cette nouvelle piste

Alors, cette nouvelle piste consisterait donc à relever le taux d’imposition sur les plus-values à 26%, au-delà d’un certain seuil de revenus. En rappel, ce taux est actuellement à hauteur de 19% hors prélèvements sociaux. Une autre piste serait aussi de soumettre un barème d’impôt sur le revenu, qui peut aller jusqu’à 41% pour les plus fortunés. Rappelons aussi que le premier ministre a récemment confirmé la suppression du bouclier fiscal, et qu’il restait à trancher entre suppression et aménagement profond de l’ISF. Dans tous les cas, les gagnants de la réforme seront les ménages qui figureront dans la première tranche (de 800 000 à 1,3 million d’euros), et les perdants seront les détenteurs de gros patrimoines d’assurance-vie.

La piste sur les gros contrats d’assurance-vie

Bien que l’assurance-vie demeure le placement préféré des Français, cette réforme pourrait cependant les amener à délaisser ce type de placement. Selon une étude Ifop commandée par la FFSA (Fédération Française des Sociétés d’Assurance), en cas de durcissement du régime fiscal de l’assurance-vie, Près de 60% des assurés pourraient envisager de changer leur stratégie d’épargne, dont 35% qui choisiront de privilégier d’autres supports, et 24% qui choisiront de mettre fin à leur contrat.

A savoir que de nombreux Français pensent plutôt qu’il conviendrait mieux de taxer en priorité les œuvres d’art ou les actions, avant de toucher à l’assurance-vie. Il ne faut pas non plus oublier que près de 66% des Français pensent que l’assurance-vie est un moyen fiable et sûr d’épargner de l’argent et de le protéger de l’inflation.