Alors que les produits d’assurances manquaient cruellement aux islamistes, la demande est aujourd’hui comblée avec l’apparition de produits d’assurances spécifiques, conformes aux exigences de cette religion.

Un marché qui s’ouvre peu à peu

 

Les grands placements accueillent la finance islamique, malgré des débuts assez timides. En effet, deux contrats d’assurance-vie qui sont en adéquation de la charia, à savoir les préceptes de la loi islamique. Le premier a été Salam, produit de la compagnie luxembourgeoise Swiss Life, qui a été suivi du contrat Amâne Exclusive Life, premier contrat d’assurance-vie aux résidents en France. Plusieurs points différencient ces produits d’assurance spécifiques des assurances-vie classiques.

Des contrats qui répondent aux exigences de la religion

 

Le premier point concerne le rendement de ces fonds, qui ne sont pas conçus pour créer des rendements. Les souscripteurs auront donc à investir des épargnes dans une ou plusieurs fonds, afin de générer des profits et sauvegarder le pouvoir d’achat de l’épargne autant que possible. Toutefois, ces fonds devront être conformes aux lois et aux obligations de la loi de l’islam, entre autres des investissements dans des investissements conformes et non considérées comme haram, comme l’alcool, le sexe, le jeu, etc. De plus, ces fonds devront obtenir une autorisation d’une autorité religieuse islamique. Cette validation est octroyée par le Comité indépendant de finance islamique en Europe ou Cifie, pour les produits financiers.

Un produit plus accessible pour la grande masse

 

Par ailleurs, la grande distinction des produits d’assurances conformes aux lois islamiques sont au niveau des clauses bénéficiaires. Ainsi, le souscripteur de l’assurance aura la liberté de désigner les bénéficiaires qu’il souhaite, et dispose des droits pour établir une clause qui doit respectant les obligations religieuses islamistes. Ce nouveau contrat destiné aux islamistes est moins élitiste que l’Amâne, car elle recherche une clientèle moins nantie. En effet, le contrat Amâne nécessite un montant au plancher de 250.000 euros, tandis que le Salam ne requiert que 3000 euros.

Selon le directeur commercial de Swiss Life, Vincent Liégeon, la société a signé plus de 200 contrats en quelques semaines. Leurs principaux clients étant des cadres, des professionnels libéraux, des chefs d’entreprise, les versements libres sont estimés en moyenne à 50.000 euros.