La Banque Postale propose un contrat d’assurance-vie assez classique, malgré des caractéristiques séduisantes sur le papier qui se révèlent un peu moins excitantes dans la réalité.

Vivaccio est un contrat d’assurance vie proposé par La Banque Postale en partenariat avec CNP Assurances et CNP IAM, entreprises régies par le Code des Assurances. En gros, la Banque Postale sert de relais entre les usagers et l’assureur proprement dit, ce qui semble constituer un premier sujet de mécontentement auprès de certains clients qui notent pas mal de lenteurs et de dysfonctionnements quant à la gestion de ce produit.

Il existe plusieurs formules Vivaccio suivant l’âge et la situation de chacun, ce qui permet d’ailleurs de ne plus avoir besoin de changer de contrat au cours de la vie de l’épargnant. Le produit évolue avec les années et les projets de chacun tout en conservant l’antériorité fiscale.

- Vivaccio Initial : destinée à assurer un capital aux plus jeunes, idéale pour aider ses enfants ou petits-enfants à démarrer dans la vie sur des bases solides.
- Vivaccio Essor : spécialement conçue pour les jeunes qui souhaitent mettre de l’argent de côté et se constituer un capital en douceur pour réaliser leurs projets (premier appartement par exemple).
- Vivaccio Vitalité : réservée aux personnes déjà bien installées, qui souhaitent se constituer et valoriser un capital à leur rythme et selon leur tempérament.
- Vivaccio Revenus :  visant en priorité les jeunes retraités, cette formule est faite pour tous ceux qui souhaitent percevoir des revenus réguliers, sans prendre de risque, soit pour compléter leur retraite soit pour profiter encore plus de leur temps libre.
- Vivaccio Harmonie : produit successoral par excellence, destiné à ceux qui souhaitent transmettre un capital à leurs proches en toute sérénité.

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Au niveau de la fiscalité, en cas de rachat partiel ou total, tout dépendra du moment où les bénéficiaires envisageront d’utiliser les fonds disponibles.

Avant 4 ans
Les intérêts et plus-values sont, au choix du contribuable, imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou, sur option, au prélèvement forfaitaire libératoire de 35 % (plus 11 % de prélèvements sociaux en vigueur au 1er janvier 2008, quel que soit le mode d’imposition choisi).

De 4 à 8 ans
Les intérêts et plus-values sont, au choix du contribuable, imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou, sur option, au prélèvement forfaitaire libératoire de 15 % (plus 11 % de prélèvements sociaux en vigueur au 1er janvier 2008, quel que soit le mode d’imposition choisi).

Au-delà de 8 ans
Les intérêts et plus-values sont, au choix du contribuable, imposables au barème progressif de l’impôt sur le revenu ou, sur option, au prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % (plus 11 % de prélèvements sociaux en vigueur au 1er janvier 2008, quel que soit le mode d’imposition choisi) après un abattement annuel sur tous les contrats d’assurance vie confondus de 4 600 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée et de 9 200 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Les 11% de prélèvements sociaux (en vigueur au 01/01/08) sont calculés sur le montant des intérêts et plus-values retenus avant déduction de l’abattement de 4600 € / 9200 €.

Comme pour tout contrat de ce type, l’épargne à long terme est nettement favorisée. Ce n’est donc pas un produit de spéculation, mais plutôt de prévoyance et de succession. D’ailleurs, toujours comme la plupart des produits du genre, si le contrat Vivaccio se dénoue par le décès de l’assuré, les prélèvements sociaux ne sont pas dûs par les bénéficiaires et ces derniers profitent d’une exonération des droits de succession dans la limite d’un capital transmis de 152 500 €.

Côté performances, tout en restant relativement intéressant, Vivaccio semble néanmoins moins flamboyant que ce que La Banque Postale veut bien dire : 3,70 % sur le fonds en euro pour 2008, c’est peu par rapport à la concurrence. Du reste, même si La Banque Postale a voulu en faire un produit facile à vivre, notamment par son côté « contrat unique pour toute la vie », il s’avère que passer d’une formule à une autre n’est pas aussi simple que ça. Il faut non seulement une condition d’âge minimum à chaque fois, mais aussi s’attendre à ce que le passage génère un coût sur lequel La Banque Postale se garde bien de communiquer.

Enfin, Vivaccio ne présente que deux supports, un en euros et l’autre en actions, ce qui restreint fortement la diversification du portefeuille de l’épargnant. En comparaison, un produit similaire antérieurement proposé par La Poste offrait quant à lui un choix d’une quinzaine de supports différents.

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